Et la Thaïlande passe à  la Trat

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Je ne sais pas vraiment quel est ce lien qui s’est tisse entre moi et la Thaïlande mais j’avoue que j’ai eu du mal a en partir. Heureusement que je n’ai pas le choix car sinon je crois que je serai encore à  Chiang Mai a visiter temple sur temple. L’operation passage au Cambodge passe donc pour moi par Trat au sud-est de Bangkok, non loin de la frontiere.
Pour la première fois depuis que je prends les transports thaïs, je suis parti certes en retard mais arrive en avance. 30 minutes plus tôt que l’horaire annoncé. Apparemment, les mouvements vers cette partie du pays ne sont pas très importants, le bus déjà  qu’au deux tiers plein a son départ s’est retrouve avec moins d’une dizaine de passagers, une fois a destination. Et au terminal des bus, personne pour se jeter sur vous, les rares personnes qui vous abordent veulent vous embarquer pour Koh Chang, ile proche très appréciée des touristes. J’explique que je veux aller dans la city et finis par me retrouver seul a l’arrière d’un taxi collectif qui a bien voulu s’occuper de moi. Prochain arrêt: Pop Guesthouse où je prends un bungalow avec clim. Je pars explorer la ville a pieds, m’arrête manger dans un bui-bui ou j’utilise mes rudiments de thaï pour me faire comprendre et commander un plat de riz avec du poulet et force de constater que la ville n’a pas beaucoup de charmes a offrir. De toutes façon, je m’en vais des le lendemain pour passer la frontière au point de passage Hat Lek. J’aurais quand même pris le temps d’acheter la fameuse huile jaune, la aussi acquise après une jolie phrase en langue locale : « phom tong kan nam man luang » dans la première pharmacie trouvée et de faire un petit tour dans le marche de nuit.
Le lendemain, rendez-vous devant la guesthouse a 9h, un couple canadien a réservé le même voyage que moi a savoir passage de la frontière et trajet en bus jusqu’à  Sianhoukville. Au terminal des bus, un minivan nous pend en charge. La conduite du chauffeur est sportive surtout dans sa gestion des dépassements. On se croirait dans un jeu vidéo. A la frontière, première étape, se faire tamponner le passeport pour valider la sortie de Thaïlande puis on passe un no man’s land d’une soixantaine de mètres avant de passer aux bureaux de l’immigration cambodgien. Pas de contrôle de nos bagages mais une prise de température par pistolet électronique braque sur notre front pour s’assurer que nous n’avons pas de fièvre et donc pas la grippe A. 36, 7°C, ouf car j’avoue que je me demande ce qu’ils font des fiévreux. Aide par des cambodgiens qui réclameront bien évidemment un pourboire mais nous font gagner beaucoup de temps, nous remplissons les formulaires et obtenons contre 1200 bahts et une photo de notre bobine, le précieux sésame. Durée autorisée: 30 jours.
La compagnie de bus nous a envoyé un chauffeur qui dans sa voiture nous amènera du poste de frontière a la station de bus en ville. La première chose qui me permet d’être sà»r qu’on a change de pays est que la conduite est repasse a droite. Ma valise a du mal a trouve une place dans la soute déjà  occupée par… un scooter ! Le bus n’est pas dans le meilleur des états pour preuve la porte arrière s’ouvre en route et se referme a chaque fois que la chaussée grimpe un peu. La route est bonne mais très sinueuse. Elle se fraye un passage dans les montagnes et a travers la campagne. L’allure est lente. Force de constater que le pays semble bien plus pauvre que son voisin. Je m’amuse de voir que nous croisons plus de permanences du parti du peuple que d’écoles. Nous nous arrêtons après un pont dans un petit resto routier. ne vous imaginez pas une station service avec un Courte-paille ou un truc dans le genre c’est plus une grande cabane de bois avec des petits cabanons alignes où se trouvent les toilettes un peu a l’arrière du premier bà¢timent. Nous devons changer de bus. Le nouveau est étonnant. A l’intérieur les sièges rappellent les fauteuils de bureau confortables en cuir des années 50. Il n’y a d’ailleurs que 3 sièges par rangées. Et dans celui-ci la climatisation fonctionne. Arrivée à  Sianhoukville. Avec une heure et demi de retard. Un moto-taxi m’emmène jusqu’à  mon complexe de bungalow sur Victory Beach pour un dollar. Oui, ici le billet vert est roi en tout cas dans les zones touristiques. Vous payez en dollars, on vous rend la monnaie en mélangeant dollars et riels, la monnaie locale.
Après quelques jours ici, voici comment j’imagine mon parcours en territoire khmer: Kampot et visite de la région, notamment de la station de Bokor, puis Phnom Penh, Battambang, trajet en bateau jusque Siem Reap et les temples d’Angkor, redescente vers Phnom Penh de l’autre côte du Tonle Sap et passage au Vietnam; mais encore une fois, voila la théorie, on verra en pratique. Affaire a suivre…