Un taxi a Hanoï

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Exploit incroyable, j’ai réussi a dormir dans un sleeping bus ! A dormir 2 heures sur les 14 heures de trajet. C’est une petite victoire certes mais une victoire quand même.
Des la descente du bus, c’est la cohue des chauffeurs de motos et taxi qui s’affolent a la vue du visage pale que je suis. Tellement que le pied de l’un d’entre eux bloque la valise que je tire et je me rétame de tout mon long. Aucun mouvement pour m’aider a me relever dans la meute autour de moi. Bienvenue a Hanoï. Un employé de la compagnie de bus essaie de me convaincre d’aller dans leur hôtel mais je préfère me rendre dans celui de mon choix. Il se charge alors de me dégotter un taxi dont il connait apparemment le chauffeur. Un jeune homme qui arrive a destination me demande 480 000 dongs pour la course de quelques kilomètres. C’est juste 10 fois plus élevé que le prix normal. Il y a de toute évidence un zéro en trop mais il n’en démord pas. Après plusieurs minutes de protestations vaines, fatigue par ma nuit grise, gris clair même, je finis par payer puis fait mine de noter son numéro de plaque histoire de le faire flipper un peu. Mieux réveillé je suis sur qu’en utilisant bien cette menace, j’aurai pu revenir a un prix plus raisonnable. L’arnaque au taxi, c’est le sport national ici, j’ai rencontre plusieurs personnes ayant vécu des histoires similaires. Je dois avouer que j’avais des soupçons des le début de la course quand il a a charge ma valise sur le siège passager avant si bien qu’elle masquait le compteur. Je pensais simplement, a tort que la compagnie de bus ne se participerait pas a ce genre d’arnaque. La règle ici, ne faire confiance a personne. Et prendre le bus. Je plaisante a peine. Le tarif est unique et si vous arriver a suivre les lignes sur les plans des stations vous pouvez vous rendre partout. Je l’ai moi-même expérimenté. Sinon pour les taxis, préférez les blancs et verts de la compagnie Mailinh, logiquement ceux-la sont sérieux et sinon une simple menace de rapporter leur agissement a leur siège et tout rentre dans l’ordre.
Après n’avoir dormi que 2 heures, rejoint le bitume un peu violemment et mettre fait plumer, je fais une petite sieste dans ma chambre d’hôtel. Puis je pars me balader dans les environs du lac Haon Kiem avec sa petite pagode sur l’ile de la tortue et son homologue de la montagne de jade. Et hop, je sillonne le quartier des 36 guildes ou chaque corporation d’artisans a sa rue. Je finis par monter sur le pont Long Bien qui n’accepte que les deux roues et les deux pattes.
Hanoi - pont temple montagne d'emeraude
Hanoi - pont Long Bien Bridge
Le deuxième jour a pied et en bus, je pars visiter le temple de la Littérature qui foisonne de groupes d’écoliers puis passe devant le musée Ho Chi Minh et son mausolée un peu plus loin stéréotype s’il en est de l’architecture mastoque a la mode communiste. La pagode au pilier unique entre les deux apporte un petit cote bucolique étonnant dans ce décor. Je longe les bà¢timents du plais puis visite deux pagodes dont la charmante pagode de Tran Quoc, la plus ancienne de la ville même si son lifting récent efface un peu cet age avance.
Hanoi - temple de la litterature
Et le soir, je slalome entre les couples d’amoureux sur les berges du lac. Aucune gene, ils se montrent leur affection en public, se béquottent dans des baisers souvent longs et immobiles qui rappellent plus le concours d’apnée que le rapprochement buccal des comédies romantiques. Ces manifestations d’affection publiques, la baguette et la Vache qui rit sont les trois choses qu’ils ont adoptées des Français.
Je serai bien alle voir le spectacle des marionnettes sur eau mais il faut réserver une semaine a l’avance pour avoir une chance d’y assister. Dommage…

Les photos de Hanoi sont dans la galerie.