Pom ma tung ti Krunthep

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Apr√®s un tram, un TGV, un mtr√©o, un bus, deux avions et deux m√©tros me voil√†¬† √†¬† Miami. Enfin, non √†¬† Bangkok dans l’h√ītel Miami. C’est qu’est-ce que je disais en titre : Pom ma tung ti Krunthep, me voil√†¬† arriver √†¬† Bangkok. J’ai pris pour la premi√®re fois l’Airport Link, la ligne de Skytrain ( sauf la station Suvarnabhumi Airport qui elle est sous-terre ) qui relie l’a√©roport au centre de Bangkok. Je vous √©pargne les variantes entre la City line qui se perd en route √†¬† s’arr√™ter de ci de l√†¬† et √ßa consoeur, stress√©e de la vie qui fait le trajet jusqu’√†¬† Makkasan d’une traite. J’ai pris la version escargot mais escargot dop√© en 40 minutes, j’√©tais √†¬† Payatha√Į, oui la City Line a deux arr√™ts en plus que sa rivale sprinteuse. Pour 45 bahts ( 1 euro √†¬† peu de chose pr√®s au cours actuel ). Feu les bus Airport Express qui mettaient beaucoup plus de temps, trafic bangkokien oblige et coutaient trois fois plus chers ne seront pas regrett√©s. Sur les panneaux ne cherchez pas Airport Link mais ¬ę¬†Train to City¬†¬Ľ, de l√†¬† vous dire que le nom Airport Link pourtant bien trouv√© n’est plus dans les bonnes gr√†¬Ęces, il y a un pas que je ne franchirai pas enfin si pour m’engouffrer dans la rame qui est sur le point de partir. Ne me demandez pas si je vois des zones inond√©es, c’est la nuit je vois rien d’autres que les lumi√®res. A Payatha√Į, 25 bahts, un ticket pour Nana, mon h√ītel est sur Sukhumvit Soi 3, vraiment pas loin de l√†¬†.

Airport Link aeroport Bangkok

Premi√®re impression: ben c’est pas comme sur les photos ( oui, √ßa peut mentir une photo, si si ). C’est bien le m√™me h√ītel que sur le site Agoda.fr o√Ļ j’ai fait ma r√©servation. Je reconnais bien les mots en grosses lettres de reliefs en mot D&Co avec Val√©rie d’Amido, la piscine aussi, c’est juste que les photos, c’√©tait probablement juste apr√®s les travaux, il y a 10-15 ans. Du coup, √ßa n’a pas exactement le m√™me √©clat ni la m√™me fraicheur. La piscine dans sa nostalgie d’un pass√© moins rid√© et us√©, r√©ussi presque √†¬† conserver un soup√ßon de charme. Le reste tient plus d’un voyage dans le temps, le pass√© √©videmment, le futur on ne sait m√™me pas s’il osera s’aventurer ici. Le t√©l√©phone de ma chambre, je crois que m√™me dans la s√©rie, le commissaire Maigret en avait des plus high-tech. J’ai presque envie de le piquer, comme accessoire r√©tro pour mes s√©ances photos, j’aurais du mal √†¬† d√©gotter mieux en France. Cela dit le personnel est tr√®s agr√©able et met de l’entrain dans cet √©tablissement un peu √†¬† bout de souffle. Apr√®s, c’est propre, il y a tout: baignoire, douche, WC, lit table, armoire coulissante qui coulisse plus, clim dont le bruit fluet me rappelle ma tentative de sieste √†¬† c√īt√© du r√©acteur de l’Airbus tout √†¬† l’heure, t√©l√© avec TV5 s’il vous pla√ģt, l’employ√© qui m’a montr√© la chambre a insist√© pour me montrer ce bastion de la francophonie dans le PAF mondial, un frigo, deux fauteuils d’un vert √©meraude entach√© pour un par le trou b√©ant de la morsure d’une cigarette. Sur la table une note, mena√ßante, nous interdit de d√©placer quoique ce soit, le parquet pourrait en √™tre traumatis√© et notre porte-feuille all√©g√©. Si vous √™tes un geek d√©pendant √†¬† des appareils dont la vie √©ph√©m√®re doit √™tre recharg√©e sans arr√™t, n’esp√©rez pas les r√©animer ici, les prises elles aussi viennent du pass√©. Sans adaptateur, elles ne donneront pas le lait nourrisseur √†¬† vos bijoux √©lectroniques. Apr√®s, √ßa reste probablement, le seul endroit dans cette gamme de prix avec un piscine dans le secteur. Et j’avoue qu’un peu comme le On On Hotel √†¬† Phuket qu’on voit dans le film La plage, √ßa finit par lui donner un style. D’autant plus qu’un peu r√©nov√©, cet h√ītel pourrait vraiment √™tre un bel endroit. Je crois quand m√™me que demain, je retournerai au PB Hotel au moins pour sa clim que je pourrais couper et ses prises de courant modernes ūüėČ

Miami Hotel Bangkok

Une douche plus tard, il est 21 heures pass√©es, je me faufile sur Sukhumvit Road √†¬† destination du Nana Square et son salon de massage Chok Dee au 4√®me √©tage. Sur le pas de la porte, on mon salue d’un sawatdi kha auquel je r√©ponds d’un wa√Į ( c’est pas que je cause l’amerloque et demande pourquoi, non, wa√Į c’est une inclinaison en van du haut du corps, les paumes des mains l’une sur l’autre, la poign√©e de mains tha√Įlandaise en quelque sorte ). Phom sa√Į gun pa√Į ma√Į krhap, demande-je inquiet et je suis s√†¬Ľr que vous comprenez bien pourquoi. Elle le r√©p√®te plusieurs fois √©tonn√© de voir cet √©tranger demander s’il arrive trop tard dans la langue locale. En tout cas, bien qu’ils ferment √†¬† 22h et qu’il soit 21h18 ( les massages durent une heure minimum ), elles acceptent de s’occuper de moi. Oui en fait dans ses salons de massages par ici, y a que des filles. Mais que font les chiens de gardes ! Toujours en tha√Į, elles me demandent quel type de massage je veux, je demande un nouad tao, le foot massage y a que √ßa de vrai pour r√©animer mes jambes compress√©es dans un tram, un TGV, un m√©tro ( voir plus haut pour la liste compl√®te, je fatigue… ). Je leur demande aussi si elles ont de la musique et l√†¬† je me plante de mot et patatras, tr√®s vite, elles me parlent plus en Anglais qu’en Tha√Į. Je sors au bout d’une heure, par un ascenseur d√©rob√© qui donne sur le parking souterrain car le centre commercial est ferm√© et je tombe sur un gardien devant la t√©l√© que j’interroge √†¬† nouveau dans la langue d’ici pour savoir o√Ļ est la sortie. Il me comprend du premier coup et me montre la voie. Au d√©tour de la pente ascendante finale vers la rue, je vois un tas de sacs de sable qui t√©moignent d’un pass√© pas si lointain. Je vadrouille un peu dans les rues pour red√©couvrir le quartier. Tiens un hotel Sofitel flambant neuf (pas encore tout √†¬† fait fini ), tiens le Penthouse Hotel n’est plus qu’un terrain vague annon√ßant un futur complexe bien plus ambitieux, le PB Hotel a mis ses d√©corations de Noel… J’entre dans deux 7-Eleven, ils n’ont plus de bouteilles d’eau. Leur rayon boissons est d’ailleurs √†¬† moiti√© vide. La p√©nurie due aux inondations est bien toujours l√†¬†. Me voil√†¬† dehors sur le trottoir, √†¬† c√īt√© de deux piles de sacs de sable, avec deux petites bouteilles de Soda Water qui ont des capsules et moi, j’ai pas d√©capsuleur. Je demande au barman d’un van-bar-bo√ģte de nuit plus loin dans la rue khun mi avec le geste du d√©capsuleur. Oui, il a et m’ouvre un des deux flacons avant de m’arr√™ter au stand de rue que j’aimais bien la derni√®re fois et d’y commander sans un mot d’Anglais, mes pad tha√Į. Sur me chemin du retour √†¬† Miami, je rep√®re les salons de coiffure, deux mois que je dois y aller donc demain le d√©fi c’est d’expliquer sans faire appel √†¬† Shakespeare la coupe que je veux. Au pire, j’ai un mois pour que √ßa repousse et retenter le coup juste avant de rentrer.