Une coiffeuse et le tour du monde en escalator

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Ca se confirme, aucun des 7-Eleven du coin, et il y en a √†¬† tous les coins de rue, n’a de bouteilles d’eau en rayon. Juste parfois quelques Soda Water comme celles que je me suis descendu hier soir. Va falloir stocker d√©s que j’en trouve. D’ailleurs certains ont flairer le business et se sont install√©s dans la rue avec une montagne de packs d’eau qu’ils vendent.
Apr√®s un changement d’h√ītel, le charme d√©su√© du Miami Hotel n’aura finalement pas su me retenir, sur le chemin duquel je me suis arr√™t√© acheter des glua√Į tot litt√©ralement bananes frites, en fait elles sont tremp√©es dans de la p√†¬Ęte √†¬† beignets avec parfois quelques graines de s√©same, je vais chez le coiffeur. Bien d√©cid√© √†¬† expliquer ce que je veux en tha√Į m√™me si dans ce quartier tout le monde parle parfaitement l’english. Je pousse la porte et apr√®s les salutations d’usage, d√©clare: Pom yak mi phom lek kua. Je ne sais pas dire couper donc j’explique que je veux les cheveux plus petits. Comme elle ne m’installe pas dans la position pour un massage des pieds ( oui le coiffeur est tr√®s polyvalent √†¬† Bangkok ), ou ne va pas chercher la mousse √†¬† raser mais bien la tondeuse, apparemment, je me suis fais comprendre. Je veux pr√©ciser que je veux une coiffure bien d√©gag√©e autour des oreilles. Ma√Į mi phom bon houa, pas de cheveux sur les oreilles, dis-je en me trompant de mot pour oreille. Il fallait dire hou et pas houa. Je viens de demander qu’on me rase la t√™te (houa) !!! Heureusement, la coiffeuse intrigu√©e m’a fait r√©p√©ter et il me reste des cheveux sur le caillou. Elle m’a fait la coupe Nadech Jes√©plukua ( c’est pas son nom tha√Įlandais, j’ai oubli√© son nom de famille ), c√©l√®bre acteur de s√©ries TV, les fameux tha√Į lakorn. Je devrais avoir un succ√®s fou ūüėČ
Ensuite direction, le Tops Market situ√© sous le centre commercial Robinson, un peu avant la station de m√©tro Sukhumvit. J’esp√®re y trouver des bouteilles d’eau plate, le gaz des soda water et surtout le poids de leurs bouteilles en verre et leur capsules qui ne permettent pas de les reboucher commencent √†¬† me lasser. Mes espoirs se concr√©tisent. J’ach√®te deux bouteilles et me rends au Food Center du supermarch√© o√Ļ je mange du porc cor√©en ( rien √†¬† voir avec la tra√ßabilit√© de la viande que nous avons en France, c’est juste sa fa√ßon d’√™tre cuisin√© et c’est tr√®s bon ) apr√®s avoir lu le nom du plat en tha√Į et l’avoir r√©p√©t√© pr√©c√©d√© de ao pour dire que je prendrai √ßa et suivi d’un na khrap histoire d’√™tre un peu poli. Comme le chameau traversant le d√©sert, je suis content d’avoir trouv√© un point d’eau o√Ļ me d√©salt√©rer.
A 15h30, j’ai rendez-vous √†¬† Siam avec l’√©tudiante tha√Įe qui m’a donn√© quelques cours. Une sorte de service apr√®s-vente peut-√™tre ou de suivi de la satisfaction client. On se pose dans un Starbuck et je lui raconte mes tentatives pour parler tha√Į et notamment le moment o√Ļ j’ai demand√© √†¬† tort √†¬† ne plus avoir de cheveux sur la t√™te. Dans notre recherche de ce qu’on pourrait faire ensuite, je lui demande quel est l’endroit qu’elle pr√©f√®re √†¬† Bangkok. Elle me r√©pond que c’est sa maison. Bon, faudra trouver autre chose, elle est m√™me pas dans les guides. On se d√©cide pour le parc de Lumphini, point de rendez-vous des sportifs de la ville. Effectivement, d√©s le portail pass√©, une s√©ance d’a√©robic est en cours. Les all√©es du parc sont de larges routes goudronn√©es id√©ales pour v√©los, rollers et joggeurs tr√®s nombreux mais un peu loin de l’image bucolique qu’on pourrait se faire d’un parc. A 18h, tout le monde se fige, des hauts-parleurs diffusent l’hymne national puis le jogging reprend. En fait, elle m’explique que tous les jours √†¬† 18h tapantes, dans les endroits publics, il y a ce petit interm√®de musical auquel tout le monde se plie. Puis direction Sukhumvit, d√©couvrir le nouveau centre commercial √†¬† la mode, le Terminal 21. Je suis pas tr√®s shopping mais elle m’en a tellement parl√© et c’est pas loin de l√†¬† o√Ļ est mon h√ītel. Il est immense, ce shopping center ! Y a 2 ans y avait rien, je m’en souviens et l√†¬† pouf un complexe √©norme. Ils construisent super vite ici ! Le Sofitel de Sukhumvit c’est pareil. Le principe de Terminal 21; rependre la signal√©tique d’un a√©roport, d’o√Ļ le nom, avec des agents de s√©curit√© en costume blanc de personnel navigant ultra chic. Ils ne vous demandent pas votre passeport mais on passe un portique de s√©curit√© comme dans tous les grands centres commerciaux de Bangkok. Chaque √©tage repr√©sente un pays. Attention, je suis pas en train de vous dire qu’il y a 178 √©tages. Non seulement quelques pays sont repr√©sent√©s. La France est au rez-de-chauss√©. Les noms des magasins sont √©crits en langue de Moli√®re ( et de moi aussi ). La Mode de Paris, par exemple, propose certes des habits √†¬† la mode en France mais il y a une ou deux g√©n√©rations.
Je quitte ma prof et me dirige vers mon salon de massage pr√©f√©r√© en faisant une halte au Tops Market. Le point d’eau est quasi ass√©ch√©, je prends les deux derni√®res grandes bouteilles. Demain, je repasse en mode visite. Mode avort√© aujourd’hui car Taling Chan dont je voulais aller voir le march√© flottant serait toujours victime d’inondations √†¬† en croire un chauffeur de taxi qui voulait m’emmener √†¬† Pattaya et devant mon refus m’a demand√© o√Ļ je comptais aller. En entendant ma destination, il me fit un geste avec les mains. Mi nam tuam, c’est inond√©.