Retraite à  Hua Hin

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Comme je ne pourrais pas faire mieux qu’une visite de nuit du Grand Palais et du Wat Phra Kaew, j’ai décidé de partir. Objectif Sam Roi Yot et Ban Krut mais d’abord une petite étape à  Hua Hin, une ville qui a ses détracteurs à  cause de ses lady bars et l’afflà»t des touristes qui va avec mais que j’aime bien quand même. Et ce n’est pas que traverser des rues entières avec des filles qui me disent en Anglais ou en Thaï que je suis beau, ça fait toujours du bien à  l’ego ( et il faut bien les choisir les rues, dans d’autres, apparemment, la lumière doit être moins bonne ou je sais pas, mais je suis moins beau ) qui explique cela. Ce petit racolage pour un massage ou un verre ressemble surtout à  jeu même pour les filles qui essaient d’attirer l’attention et vous faire rentrer dans leur salon de massage ou leur bar. Je n’ai pas cédé à  ce chant des sirènes de bar donc ne peux pas dire si la suite devient plus glauque mais le pouvoir d’achat doit forcément rentrer en jeu assez rapidement… Non ce que j’aime à  Hua Hin, c’est son bord de mer un peu agité, la plage étant bizarrement désertée quand il fait nuit alors que personnellement c’est le moment où je préfère m’y balader, et à  côté des rues où les touristes deviennent des sex -symbols, il y a une ville thaïe plus « normale » très agréable où l’on peut trouver des petits stands de rue pour manger, un marché couvert, une gare charmante… L’ambiance a quelque chose qui me plaît, un gros supplément d’à¢me que n’ont pas les Pattaya et autres Phuket. Selon des critères très personnels évidemment. Mais ne serait-ce que la plage, elle est plus humaine, moins en mode pépinière de parasols et chaises longues que South Pattaya et Patong. Bon, je n’y resterai pas des jours à  hua Hin mais pour 2-3 jours de retraite avant de continuer le voyage, c’est une ville agréable.
Je prends donc le MRT pour la gare d’Hua Lamphong. Pendant le trajet, sur les écrans de la rame, je vois une pub pour la qualité du service dans le métro où une jeune femme qui vient de casser le talon de ses escarpins se voit proposer par une agent du MRT une paire de jolies tongues vertes en plastique. Essaie d’avoir ça avec la RATP… Un petit passage au food center après avoir acheté mon billet puis je monte dans le train. Ma voiture est juste à  côté du wagon restaurant. Le train démarre. A partir de Taling Chan jonction, on commence à  voir par la fenêtre le reste des inondations. Le chauffeur de taxi qui m’avait dit que c’était inondé avait raison. Il ne s’agit que de quelques dizaines de centimètres d’eau par endroit mais ça laisse imaginer ce que c’était au plus fort de la catastrophe, il y a deux mois.

Inondations Thailande

Train Thailande wagon restaurant

Je décide de m’aventurer dans le wagon restaurant. Rien à  voir avec ceux qu’on connaît évidemment, c’est plus sommaire. Il fait un peu office de wagon fumeur. Bizarrement il n’y a que des hommes assis et notamment les soldats en uniforme. Je m’installe à  une table. Rapidement l’un des hommes me demande en thaï ce que je bois. « Kok yen », réponds-je. Ils se regardent tous. Il semble ne pas avoir compris. L’officier le plus haut gradé répète ma commande mais probablement mieux prononcé, personnellement, je n’ai pas entendu de différence. On m’apporte un Coca bien frais. Je remercie. Quelques phrases courtes plus tard, les hommes continuent leur discussion sans moi, ma mauvaise prononciation associée au vacarme du train devait me rendre trop compliqué à  comprendre. Sur la canette, je lis « gog » ou « gola », voilà  mon erreur, la prononciation thaïe c’est subtile ! Après 4h30, me voilà  à  Hua Hin.
J’essaie une nouvelle guesthouse que j’ai repérée et me rends compte en arrivant qu’elle est juste à  côté d’une de celle où j’avais été la dernière fois. Le monde est petit. Douche et petite balade sur la plage pour finir chez Pizza Da Roberto. Je demande « Pizza pepperoni gap tcha yen na khrap » et pendant les dix minutes qui suivent, les serveuses répètent souvent à  voix haute « tcha yen », je ne sais pas si c’est parce qu’encore une fois je prononce super mal, en tout cas, mon thé glacé arrive bien sur ma table suivi d’une pizza un peu petite mais délicieuse comme dans mon souvenir mais en plus cher. Je fais un tour dans le marché de nuit très sympa aussi et continue plus loin. J’arrive dans un soi où il y a quelques stands de rues et pas un farang et au bout, une étale qui vend de la musique et passe Talé si dam, la chanson de Game Rai Game Rak, une série télé qui passe ne ce moment en Thaïlande et que je compte bien regardé dés mon retour. Merci monsieur Youtube ! J’aime cette chanson du coup, je lui demande s’il a CD avec, il me confirme que oui et que c’est bien la bande originale de la série. On discute un peu thaï lakorn ( séries TV thaïes ). Du coup, j’essaie de savoir s’il a d’autres musiques dans la même genre. Ah oui, j’oubliais, il ne parle pas un mot d’Anglais. Il me propose un CD, je lui demande si ce sont des chansons thaïes, c’en n’est pas. Moi, j’en veux des thaïs, d’abord ! Mais pas du rock des chansons « yen yen », calmes quoi. Emballé c’est pesé, me voilà  avec deux CD. Parler musique super pointue avec un thaïlandais, c’est fait 😉 Bon, les CD comportent 180 morceaux en mp3, ce ne doit pas être des CD originaux… Same, same, on dira 😉