Faire le pont à  Kanchanaburi

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Samedi, c’était le Constitution Day et c’est censé être férié mais en Thaïlande quand un jour férié tombe un week-end ( pas comme en France malheureusement ), c’est le lundi suivant qui est chômé. Pour moi, ça change rien sauf qu’à  Prachuap mon hôtel veut se débarrasser de moi au bout d’une nuit. Complet pour le week-end. Je retourne à  Bangkok puisque c’est comme ça ! Na ! Bon, c’était plus ou moins prévu mais j’aime bien jouer les offusqués. Je veux faire le gars qui connaît et me pointe dans la rue où il y avait les bus avant. Sauf que là , se trouvent seulement des modèles réduits, les mini-vans que perso, j’ai en horreur et mes genoux aussi. Je préfère les bus publics qui roulent moins vite mais au contraire ça me rassure et où j’ai de la place. Enfin, plus de place. Je me renseigne en thaï auprès d’une dame qui m’indique où est la station sauf que c’est tellement petit et tout écrit en thaï que je la dépasse. La dame en moto me propose de m’embarquer, un demi-tour, dix mètres parcourus et je me retrouve devant un guichet minuscule. Je prends mon ticket. Celui de 10h ne part pas, faudra attendre celui de 11h. Pas grave, je sors les 3 petits cochons en Thaï, car oui, j’oubliais, je suis rentré dans une librairie hier et une vendeuse qui a compris pourquoi je traînais dans le rayons livres pour enfants, au lieu d’appeler les flic pour dénoncer un pédophile, m’a montré un rayon de livres pour enfants avec le texte en thaï et en Anglais. Me voilà  avec Pinocchio, le Petit Chaperon Rouge et Les 3 petits cochons donc.
Le bus arrive. 4h30 de trajet et nous arrivons au nouveau Terminal Sud, dont on sent bien qu’il a été récemment inondé. Pendant le trajet m’est venue une pensée toute bête, c’est de ce même terminal que partent les bus pour Kanchanaburi alors pourquoi ne pas enchainer directement, y en a que pour 2h de trajet. A peine je me renseigne qu’on me pousse presque dans un bus qui allait partir. On peut pas enchainer plus vite. C’est parfait. Rapidement, on voit des résidus d’inondations et par moment le bus où je me trouve est entouré d’eau. Devant derrière sur les côté je vois de l’eau et sur les flancs la petite écume, j’ai vraiment l’impression d’être dans un bateau. C’est déroutant. Des monticules de détritus sont entassés le long des routes. Je prends encore mieux conscience de l’ampleur de la catastrophe car la zone traversée est très longue. Me demandez pas de photos, les vitres du bus étaient sales et je suis pas venu pour photographier les inondations d’abord. Sinon, je serais parti deux mois plus tôt.
A Kanchanaburi, j’arrive vraiment en touriste. J’avais pas du tout prévu de me trouver là  ce soir donc je n’ai pas cherché de nom de guesthouses ni à  savoir où était le Terminal des bus par rapport au pont de la rivière Kwaï, celui dont tout le monde parle ici. Mais bon, je sais que le détecteur de farang d’un chauffeur de tuk-tuk ou autre va se déclencher et qu’il me proposera de m’emmener dans un endroit très bien. Ca ne dure pas une minute que déjà , en voilà  un. Et la guesthouse où il m’emmène a un décor de rêve surtout quand on arrive la nuit: petit jardin pavé, chambres en bois sur barges flottantes. Franchement ça donne envie de rester là . Comme on dit dans Questions pour un Champion: « Je reste ! ». Et demain, on va aller voir ce fameux pont duquel tout le monde fait tout un film. En plus, celui du film, c’est même pas celui-là . Enfin, c’est l’histoire de celui-là  mais c’est pas celui-là  qu’ils ont filmé.