Cha-Am n’en manque pas

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Il n’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et fort de cet maxime, je peux dire que je ne suis pas la moitié d’un con. Aujourd’hui, je me rends à  Cha Am pour la journée, sur le même mode qu’hier pour aller à  Pranburi. Avec une précaution en plus qui changera tout enfin j’espère, je me suis renseigné et le bord de mer n’est qu’à  un kilomètre de Phetkasem Road cette fois.
Un nouveau bus rouge, le 420, cette fois qui pars d’un autre endroit et je demande au chauffeur de me déposé dés que je vois l’enseigne de la TAT histoire de toute suite les harceler de questions et faire le plein de cartes et prospectus. Manque de chance, il est en travaux le bureau d’information. Et si la journée se présentait aussi bien qu’hier ? Mais non, c’est pas grave, là  encore j’ai un petit plan et c’est facile, la mer, c’est à  droite. Je m’enfonce donc dans une rue de ce côté et au bout de 10 bonnes minutes « Mer en vue ! ». J’avais pris un copieux petit dej en attendant le départ du bus avant de partir histoire de ne pas prendre de minutes de temps sans pluie sur place. Donc pas de halte cette fois. La plage est immense, elle n’en finit pas. Par contre, elle a le défaut des plages par ici. Elle n’a quasiment aucun dénivelé ce qui fait que pour avoir de l’eau un peu plus haut que les genoux quand on n’est pas à  marée haute complète, faut beaucoup avancer. La plage est séparé des hôtels et autres établissements par la route. Aucun établissement n’a donc d’accès direct à  la mer.

Enfants Cha Am

Plage de Cha-Am

Je suis de suite frappé par l’atmosphère qui semble ici plus à  la cool, je serai tenté de dire plus routard et qu’a Hua Hin. Il faut dire que je ne suis pas dans le coin des grands hôtels qui se sont ghettoisé plus en amont. Les guesthouses sont légion, les petits bars et restaurants aussi. Le coin routard fêtards par excellence semble, le Soi Bus Station avec des chambres dans les 300 THB et multitude de bars. Autre curiosité, il y a très régulièrement des toilettes et douches payantes qui en plus louent souvent des vélos. Je n’en ai jamais vu autant. Vers la fin de la plage, un avant la jetée, je m’allonge quelques minutes l’ombre pour faire une micro sieste. Puis je me relève. Objectif, le village de pêcheurs.
Un petit coucou à  la statue de Naresuan et au temple du Wat Neranchararam qui cache un trésor, la statue peu commune d’un bouddha blanc qui se cache les yeux et se bouche les oreilles avec les mains et qui pour se faire en a quelques unes supplémentaires. Elle me plait cette statue ! Un peu plus loin, j’entends de la musique et vois une petite procession avec des gens qui dansent devant. Je m’approche et rapidement ils m’invitent à  faire toutes les photos que je veux. Une veille dame m’invitera même à  danser. Je ne sais pas trop si c’est pour un mariage car je ne vois aucun couple vedette dans le cortège. Je sais juste qu’ils se rendent au temple. Je continue ma route vers le port.

Cha Am Wat Neranchararam

ceremonie Cha Am

mariage à  Cha Am

Là , de nombreux restaurants arborent des bassins comme vitrine avec crabes, crevettes, poissons et crustacés de toutes sortes. J’avoue ça fait plutôt envie mais il est plus l’heure du goà»ter que celle d’un poisson frit. Les « salles » sur pilotis tout en bois, donne sur le port et ces nombreux bateaux traditionnels thaïs en bois avec des couleurs chatoyantes essentiellement à  base de rouge, bleu et vert. Bref, je crois que Cha Am est un endroit qui pourra me plaire pour une prochaine fois.

Port de Cha-Am

Là , je dois retourner à  Hua Hin. Et commençant à  devenir un expert pour lire le ciel thaïlandais, je sens que l’averse quotidienne ne va pas tarder. J’enfourche donc un moto-taxi, car oui, ici il y en a sur le front de mer et beaucoup, direction la route ou passent les bus. Pour une fois et c’est pas courant, le conducteur est une conductrice. Le bus arrive, j’y grimpe. 5 minutes plus tard, il pleut et plus nous allons vers Hua Hin, plus la pluie devient intense. Rapidement le chauffeur a arrêté son bus pour fermer toutes les fenêtres habituellement béantes pour remplacer la climatisation absente. Une très bonne idée car peu de temps après une voiture nous a dépassé en passant dans une immense flaque d’eau et une véritable vague déferlante a englouti le bus. On se serait cru en pleine mer.
La mousson sur une moto, c’est fait, à  vélo, c’est fait, en bus c’est fait, à  pieds, c’est fait. Suis pas loin d’avoir fait le tour de la question…