Kamphaeng Phet ben que oui, p’têt ben que non

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Bon au départ, la suite prévue de mon voyage en Thaïlande, c’était Phetchaburi puis Koh Samet pour finir sur une plage à  profiter du beau temps et de la mer mais au vu de la météo de plus en plus adepte des douches longues, je me suis dit qu’on allait laisser tomber la plage pour cette fois.
Je change complètement de cap donc pour me rendre à  Kamphaeng Phet (bien dire pète et pas fête). C’est une destination qui m’intéresse depuis que j’ai lancé ce blog mais jusque là  je n’y étais pas encore allé. J’ai failli à  deux reprises mais à  chaque fois, je me suis ravisé. Cette fois-ci, c’est la bonne ! Et je ne vais pas ménager le suspense, je vous le dis de suite, je suis bien content d’avoir troqué mes envies de maillot de bain pour m’aventurer ici. Car oui, c’est un peu l’aventure quand même. Kamphaeng Phet a un très joli Parc Historique qui explique que certains la surnomme la Sukhothaï méconnue mais n’est pas du tout prête à  recevoir les touristes. Tous les hôtels sont assez loin du parc historique et très peu sont capables de vous accueillir dans la langue de Shaekespeare à  part les deux grands hôtels un peu haut de gamme et la fameuse Three J Guesthouse. C’est par ailleurs la seule qui est préparée à  recevoir le visiteur farang lui fournissant tout ce dont il a besoin. Peu de moto-taxis ou tuks-tuks, de location de moto ou vélo, un personnel à  l’entrée de la seule vraie attraction touristique qui ne parle pas l’English non plus ou à  peine et des brochures exclusivement en thaï. Bref, le touriste farang n’est pas trop attendu par ici et pourtant il aurait tort de ne pas venir ! Il faut dire, et ça je l’apprendrai par la suite, que cela ne fait qu’un an que Kamphaeng Phet fait des gros efforts pour s’ouvrir au tourisme. Certains tours proposent un package SukhothaïKamphaeng Phet maintenant. Mais la majorité des visiteurs restent des nationaux. Ca va changer après cet article, bien sà»r 😉
A mon arrivée, je descends du bus en même temps que l’essentiel des passagers. Histoire de ne pas me retrouver loin de tout à  la station de bus. Un élan hors du car sur un coup du tête mais qui s’avèrera judicieux. Je m’en remets à  un chauffeur de moto qui me promets de me déposer à  un hôtel ou les chambres sont à  500 THB. Sauf qu’en fait c’est le double et que le temps que je m’en rende compte, il a pris la tangente. La géométrie et moi on n’a jamais été trop copains ! Je me mets sur le trottoir, ouvre ma valise pour sortir mon guide et rapidement un scooter avec deux jeunes femmes s’arrête à  ma hauteur et tente de me demander dans un Anglais approximatif, ce que je cherche. Un peu d’Anglais, beaucoup de thaï et voilà  ma valise en sandwich dans la brochette des deux anges gardiennes venues à  mon secours ( oui, j’en fais un peu trop, je sais ) et moi sur le scooter direction un hôtel. Sont serviables les femmes dans ce pays. L’hôtel, le Golden Place, est très bien. J’ai une petite maison presque pour moi tout seul avec même un préau pour garer la voiture que je n’ai pas. Spacieuse, confortable avec tout ce qu’on peut demander ( TV, air conditionné, petite terrasse, frigo, bureau, armoire spacieuse, grande salle de bain avec eau chaude et WIFI , sans parler des draps et serviettes changés tous les jours et le sol lavé ) pour 450 THB petit dej (thaï, c’est-à -dire soupe et riz avec accompagnements très épicés ) compris. J’ai jamais eu aussi bien dans mes différents périples, surtout à  ce prix. En plus, c’est à  deux minutes du Big C ; mon supermarché préféré en Thaïlande. Bref, c’est un peu loin de ce qu’il y a à  visiter mais c’est la règle ici. Pour le reste c’est le pied même si personne ne parle Anglais. Le seul mot que le personnel semble connaitre c’est checkout. Ils me le répèteront tous les matins lorsque je viendrai payer une nuit supplémentaire, pensant que j’allais quitter mon nid douillet. Mais non, comme un candidat en quête du magot à  la fin de Questions pour un Champion: « je reste ! ».
Le Parc Historique de Kamphaeng Phet ? Oui, pardon, je vais en parler ! Il renferme de nombreux temples de la période de Sukhothaï en moins bon état que dans l’ancienne capitale du Royaume mais dans un décor plus naturel. Ce qui fait que c’est un endroit très agréable pour des balades à  vélos. Surtout la 2e partie. Et il y a quand même au moins deux temples qui valent vraiment le détour. Chacun dans son secteur (100 THB l’entrée à  chaque fois ou 150 si vous achetez l’entrée pour les deux secteurs de suite). Le Wat Phra Kaew qui aurait hébergé à  une époque le Bouddha d’émeraude qui se trouve maintenant dans le temple du même nom à  Bangkok ( comme tous les temples qui s’appellent comme ça en fait ), surtout remarquable pour ses deux bouddhas assis installés derrière un troisième couché. Et le Wat Phra Si Iriyabot et son bouddha debout assez bien conservé mais timide car visible que de l’arrière. Et à  côté beaucoup d’autres ruines dont le Wat Chang Rop soutenu par des statues d’éléphants.

Kamphaeng Phet Wat Phra Kaew

Kamphaeng Phet Historical Park

Kamphaeng Phet Historical Park

Ma première tentative pour visiter tout ça n’a pas été très heureuse. Un peu prétentieux, j’avais cru, alors qu’il avait plu toute la matinée sans interruption et que je l’avais passé à  faire du shopping au Big C ( j’ai trouvé un super jean à  5 euros ), arriver à  lire le ciel et persuadé qu’il ne pleuvrait plus ou à  peine, j’avais pris un tuk-tuk devant le supermarché pour aller au parc. A l’entrée, j’ai loué un vélo et suis parti sur la route goudronnée qui le traverse. A peine 5 minutes plus tard montre en main, il commence à  pleuvoir. Pas trop fort mais bien déjà . Je pose le vélo et décide de visiter avec mon parapluie. Moins pratique pour les photos. Mais l’averse s’intensifie. Je me réfugie dans un abri et c’est reparti pour une pluie battante comme la mousson en a le secret. Et pendant plus d’une heure. Reste une pluie fine pour que je finisse ma visite en mode Mary Poppins, parapluie à  la main. Arrivé au centre d’Information, je me renseigne sur comment retourner à  mon hôtel car j’ai congédié le chauffeur qui m’a amené ici, il demandait bien cher pour m’attendre et au pire, je savais où attraper les bus et revenir là  où je suis descendu la veille, ensuite à  pieds c’est une demie heure. La jeune fille me dit qu’il n’y a rien, pas de bus, de songthaews, de moto-taxis ou même de tuk-tuk dans le coin. Pas prête à  accueillir les touristes étrangers sans voiture, je vous dis. Mais elle me propose d’attendre qu’elle est fini son service dans 10 minutes et de me ramener. Ce qu’elle fera gentiment.

Kamphaeng Phet Historical Park

Kamphaeng Phet Historical ParK

Kamphaeng Phet

Kamphaeng Phet Sukhothai

Le lendemain, il fait beau, je prends un billet pour tout le parc cette fois-ci est revisite même les temples vus la veille. J’ai loué un vélo à  la Three J. Guesthouse qui a gardé ma carte d’identité en otage, seul moyen pour qu’ils acceptent de me laisser une monture, une caution ne leur allait pas. Je n’aurais pas besoin qu’on me ramène cette fois-ci. Et je dois dire que je profite vraiment du temps et du lieu. D’autant que je ne croiserai aucun autre visiteur pendant les plus de trois heures que j’y passerai. Je passe faire un coucou à  ma motarde de la veille. On discute pendant près d’une heure avec une de ses collègues. Elles me proposeront de les retrouver le soir pour m’emmener manger les meilleures pad thaï de la ville. Elles ne valent pas celle de mon petit stand à  Bangkok mais c’est sympa de partager ce moment. J’aime tellement ma chambre et le fait de pouvoir aller au Big C acheter toute sorte de pà¢tisseries ou glaces pour trois fois rien que je décide de rester encore une journée. La plus belle depuis que je suis ici qui s’achèvera par le meilleur massage des pieds que j’ai eu en Thaïlande, dans une petite boutique pas loin de mon hôtel. Très douée, la masseuse, ne regardera pas la montre puisqu’en fait, elle ne me laissera repartir qu’au bout d’1h30. Il faut croire qu’il y avait du boulot !
Demain, y a pas le choix, retour à  Bangkok car vendredi, c’est retour coucouche panier à  Strasbourg.