Le plus dur finalement…

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Si je vous disais que le plus dur finalement quand on organise ce type de voyage, ce n’est pas de tout préparer. Imaginer comment sans permis de conduire, sans moyen de locomotion et sans beaucoup de volontaires pour me donner un coup de main, je vais pouvoir rapatrier le peu d’affaires que je veux garder dans un garage à  l’autre bout de la France, pff, c’est de la gnognotte. Se renseigner sur toutes les subtilités des visas des pays traversés, résilier son bail, faire un état des lieux, faire ses cartons tout en continuant à  aller travailler avec la pression des derniers jours et les millions de choses qu’on va me demander de finaliser, documenter, mettre en place avant de laisser mon entreprise vivre sa vie. Même pas mal, enfin si peut-être un peu mais c’est toujours rien à  côté de « THE big challenge ». Rassembler l’argent nécessaire, mettre à  jour ses vaccins, trouver la valise idéale à  la fois robuste pour pouvoir protéger mon appareil photo et mon ordi et tous terrains parce que bon quand même je pars un peu à  l’aventure… Tout ça n’est rien à  côté des remarques des gens à  qui j’en parle. D’un côté, ils m’envient, ils aimeraient oser faire la même chose de l’autre, ils me font comprendre plus ou moins subtilement que je suis inconscient. Mais je vous le dis, ce n’est pas de l’inconscience. Ca fait des mois que j’y pense et repense. Des mois que plus je prépare ce périple en Asie, plus j’ai hà¢te d’y aller. Ce n’est pas de l’inconscience, c’est juste une soif de vivre. La planète est grande, elle est belle, les gens sont nombreux, beaux aussi parfois, riches de leurs cultures, de leur personnalités. Il n’y a pas que la Tour Eiffel et les gens qui font la gueule dans le métro d’intéressants sur notre petite boule bleue. Alors voilà . J-5 mois avant l’arrivée à  Bangkok. C’est à  la fois long et court…