La Thaïlande et la grippe A

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Depuis 2 jours, je me sens un peu fiévreux et la gorge prise. Je suis donc allé voir le médecin et j’ai failli me retrouver en quarantaine, un masque scotché de force sur la bouche et une caméra du 20h de TF1 braquée sur la tronche avec en commentaire, « le H1N1 est à  nos portes et il a un visage ». En même temps ça aurait été une bonne exposition médiatique, j’aurai pu en profiter pour parler de mon livre.
Heureusement, comme je n’avais pas de température, que je n’éternue pas et crache pas mes poumons partout, ils ont annulé au dernier moment mon euthanasie et mon laissé repartir avec juste une ordonnance. Finalement, je ne suis pas dangereux, pas contagieux. Piouf…J’ai eu chaud.
Non, j’ai rien dit ! J’ai pas chaud, j’ai pas de fièvre, non, laissez-moi tranquille ! Pardon, c’est rien. Je vais bien, tout va bien !
Du coup, je me suis dit, où en est la Thaïlande sur le sujet. J’avais déjà  fait des recherches, ils étaient à  peu près aussi touchés que nous et leur gestion semblait rassurante. Ils avaient fermé des écoles ( copieurs ! ), lancé des brigades qui nettoyaient les rues ( tiens, c’est pour quand chez nous ? ) et ayant l’expérience de la grippe aviaire et du SRAS, ont déjà  des process éprouvés en place. La question est plus est-ce qu’ils traitent les touristes et le autochtones sur un pied d’égalité. Là , je n’ai pas trouvé la réponse.
Je sais qu’à  l’aéroport de Bangkok, il y a des caméras thermiques qui accueillent les voyageurs et si tu vois rouge, enfin non, s’ils te voient rouge, hop en quarantaine ! Bref, c’est comme partout, espérons juste qu’ils ne fermeront pas les aéroports à  la mi-novembre…