Deux jours a Ayutaya

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A l’accueil de la guest house, derriere le guichet, il y a un tableau avec pour chaque chambre le pays des occupants de marque. Et les chiffres des jours ou il seront la. Le ptit cote Eurovision de la chose me fait sourire. Et force de constate que ce sont les Allemands qui occupent le plus les lieux.
La premiere chose qui m’a marque ici, c’est que les nuits sont fraiches et qu’il y a parfois une sorte de mistral local. Je suis certes frileux mais au milieu de la premiere nuit, je me suis precipite sur ma valise pour en tirer les deux pulls que j’ai emmenes et les passer. Et des le lendemain, j’ai demande une couverture en plus du petit drap certes joliment brode mais un peu juste cote indice de rechauffement du corps recouvert qui etait dans ma chambre. Et je n’etait pas le seul a avoir cette requete.
Chaque jour apres un reveil aux chants des coqs ( ils sont quatre aucune chance qu’ils aient tous une extinction de voix en meme temps et qu’on puisse faire grasse mat’ jusqu’a 7h voire grand luxe 7h30 ) et une douche a l’eau froide, je partais avec mon sac a dos a l’assaut de la ville et des temples. En mode mi-organise mi-impro. Celui qui me va le mieux. J’ai fait des haltes aux incontournables temples dits « sur l’ile », le Wat Phra Si Sanphet et ses trois chedis qui sont sur toutes les representations de la ville et le Wihann Mongkhon Bophit mais rapidement, je me suis faufile par des petits chemins, des petits ponts pour decouvrir des coins plus calmes comme un peu derriere ces temples tres populaires, Wat Wora Pho et le Lokaya Sutha, plus en ruines mais peu frequentes et ux statues quasi intactes. On y retrouve cette paisibilite qui permet de vraiment s’impregner des lieux. J’ai achete un jus de coco frais a une petite marchande la-bas. Elle a sorti le fruit de son refrigerateur avant de le decapite a grands coups de machette et d’y glisser une paille. Tres gouteux et frais ! Et meme pour moi qui a la base ne suis pas un fou du gout de la coco. Des forces reprises, je pu repartir dans ma longue marche a la decouverte d’Ayutaya et sa grandeur passee.
Ayutaya Wat Wora Ram
Ayutaya Wat Woratcheta Ram
Et il faut dire que c’est une ville qui a du chien, enfin des chiens. Errants, il y a partout, ils hurlent a la mort la nuit, grognent un peu sur votre passage ou vous ignorent carremment. On s’y voit aussi proposer tout type de moyens de locomotion, de la balade a dos d’elephant au cyclo-taxi ou plutot que de louer vos velos a votre guest house ou aux petites boutiques, vous prenez un cycle avec chauffeur, c’est moins fatigant, en passant par le taxi, plus rare et le traditionnel tuk-tuk. Ici, ces derniers sont un peu differents de ceux de Bangkok. L’avant plus effile, un peu facon nez de requin, ils ont un cote plus agressif et une decoration plus sommaire. On ne s’embarasse pas de ces details en fer forges et autres peintures stylees. On est dans le fonctionnel. Les banquettes sont d’ailleurs dans le sens de la longueur pour accueillir plus de passagers. Et tant qu’elles ne sont pas occupes a 100%, le chauffeur est susceptible de s’arreter a tout moment pour completer son chargement.
Ayutaya - tuk-tuk
Sinon en dehors de l’ile, j’ai surtout retenu, le Wat Naphra Meru qui a lui aussi un tete de bouddha emprisonne dans un arbre que les guides ne mentionnent pas. Et qui etaient frequente par de ombreux fideles qui essayaient de se frayer un chemin jusqu’aux bouddhas parmi les touristes.
Ayutaya - tete de bouddha
Ayutaya elephant
Et mon prefere. oui, de toutes les manieres, le Wat que je prefere ( a lire sur l’air de la chanson ), c’est le Wat Yai Chai Mongkhol. En plus a 8h45 du matin, il n’y a quasi personne. Et avoir ce temple, ses deux grands bouddhas de pierre de chaque cote de l’edifice et le carre de statues de bouddhas a la taille plus modeste autour, pour soi tout seul ou presque c’est genial. Je m’y suis attarde tres longtemps, voyant les touristes arriver petit a petit, entendant un  » ils auraient pu mettre un ascenseur », regardant les japonnais se photographier entre deux statues, reprenant maladroitement leurs postures.
Ayutaya - Wat Yai Chai Mongkhol
Ayutaya - Wat Yai Chai Mongkhol
Et plus loin, bien plus loin quand on est a pieds, il y a des temples bouddhes euh non boudes, que personne ou presque ne va voir. Et ben moi, je suis alle leur remonter le moral et pour le Wat Mayeyong, j’ai pas regrette. Un peu avant, c’est d’abord un elephant en liberte qui me fait un clin d’oeil et pose pour moi. Un peu moins a l’aise que mes modeles habituels et aux courbes plus imposantes, il se prete au jeu mais suis assez mal mes instructions. Puis, derriere le wat, au son de la voix calme et relaxante qui s’echappe d’un haut-parleur, j’apercois, parmi les arbres, des femmes habillees de tuniques blanches faire ce que je pense un exercice de meditation, marchant au ralentit decomposant chaque mouvement. Ici, plus de tuk-tuk, de taxi, plus de rammasses-touristes. Le chemin du retour va etre long, me dis-je. A peine le temps d’inspirer un grand coup pour me donner du courage et de refaire coucou a mon elephant, qu’un pick-up conduit par un bonze arrive a ma hauteur et le passager me propose par des gestes de grimper a l’arriere. C’est la providence qui me l’envoie ! Je me suis cru un peu dans Pekin Express sauf que je ne me suis pas senti le coeur de leur crier « Reo, reo ! » ( plus vite ). Ils me deposent au grand carrefour 2 kilometres plus loin d’o๙ je ne tarde pas a trouver une place dans un tuk-tuk pour retourner a ma chambre monastique.
Et le soir a Ayutaya, me direz-vous. Et bien si le bal des voitures, deux ou trois roues continue sans vergogne, les rues sont assez calme. Les restaurants et bars ( quasi exclusivement frequentes par les touristes ), sont sur le soi 5. J’ai pris mes habitudes au Tony’s Place qui fait aussi guest house et dont le decor, l’ambiance et surtout la cuisine ( le boeuf au gingembre, slurp slurp, miam-miam ) ne m’ont pas donne envie de changer d’adresse. Le patron est tres accueillant, limite prevenant et je pense que c’est une tres bonne adresse pour dormir aussi. Un lieu vivant et convivial. Il parait qu’il y a une discotheque dans l’Ayutaya Hotel, c’est la que vont les etudiants et etudiantes de la ville mais je n’y suis pas alle draguer. J’ai une chambre simple, je vous dis 😉

Retrouvez tous mes photos noir et blanc d’Ayutthaya sur Thailandee.com

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