Phitsanulok et ses pizzas

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C’est marrant comme quand on sort d’une tourista, il nous vient des envies alimentaires presque irrationnelles de plats qui nous sont proches, comme notre estomac se met a avoir le mal du pays en quelque sorte. Je comprends mieux les femmes enceintes. Me voila a rever d’une pizza, voeu eauce au Payden Hotel qui affiche fierement une banderole marquee Pizza Payden alors qu’en fait la mienne leur a ete livre par un couriser du pizza 30 local.
Phitsanulok ( ne prononcez pas le t si vous voulez le dire comme les habitants ) est la ville la plus proche de Sukhothai deservie par le train. C’est donc un passage non pas oblige mais tres emprunte par les touristes a destination de l’ancienne capitale siamoise. Touristes qui generalement ne reste qu’une nuit, le temps de prendre le bus.

C’est une grande ville, sans taxi mais avec ses slamlaws ( oui, ce que j’appellais avant des cyclo-taxis avec mes mots d’europeen, c’est ca leur vrai nom ), ses ecoles, ses temples et son petit, tres petit nombre de cyber cafe ou boutiques internet, en tout cas dans le quartier de la gare. De par sa taille et sa physionomie, l’agglomeration n’a pas le charme attachant d’une Lopburi et n’offre qu’un nombre d’attraits limite aux touristes. La plus connue etant le Wat Phra si Ratana Mahathat dont le bouddha Chinnarat est la statue la plus veneree et la plus copiee du pays.
Wat Phra si Ratana Mahathat - bouddha Chinnarat
Ceci dit si vous avez la chance comme moi de rencontrer dans ce temple une jeune femme qui vous demande de la prendre en photo avec son amie devant le bouddha assis. Je m’execute et de fil en aiguille avec les quelques mots d’anglais qu’elles connaissent, mon « Thai de poche » ( non il ne s’agit pas d’une moquerie sur la taille d’un thai mais d’un livre ), le gepal’mo et des gestes, nous entamons une conversation. Elles me proposent que nous allions manger ensemble, j’accepte. Et me voila dans la belle Toyota climatise aux petites touches « hello Kitty » subtiles de Tik ( c’est son prenom enfin son surnom car le rpenom je n’ai reussir a le dire qu’une fois correctement mais je culpabilise pas car de son cote elle s’entete a m’appeler Makhon ). Direction le Big C, grand centre commercial ou pendant que nous regardons la carte d’un restaurant, son amie Pla ( qui ne m’en a pas fait, du plat et j’avoue Pla et Tik, c’est tres platique a retenir;)) est partie acheter un livre sur les phrases de bases en Anglais et un calepin pour dessiner. Je dois avouer que jamais en France, je n’aurais suivi aussi vite deux jeunes filles, ma mere m’a bien dit comme a tous les petits enfants de ne pas monter en voiture avec les etrangers mais ici, j’ai confiance. Peut-etre a tort mais ca vous le saurez en lisant la suite.
Le repas acheve, nous ressortons et je sens bien que Tik veut me proposer quelque chose pour cet apres-midi mais n’arrive pas a me faire comprendre quoi. Qu’a cela ne tienne, elle appelle une amie qui lui traduit quelques phrases en Anglais. Elle m’offre de me faire decouvrir un peu Phitsanoulok et notamment un temple qu’elle aime bien. Je devrais hesiter car une fois monte dans la voiture, je suis oblige de m’en remettre a elle mais j’accepte de suite. Il faut dire qu’une jeune femme qui a une si jolie voiture ( qui est tres probablement la sienne parce que je connais pas beaucoup de mafieux qui mettrais des Hello Kitty partout sur et dans leur vehicule ), qui a insiste pour m’inviter et me payer mon repas a midi et a un blackberry, ne doit pas en avoir apres mon argent, me dis-je. Gros detour pour passer au magasin d’informatique ou elle travaille prendre un dictionnaire Thai-Anglais et pour que Pla monte chez elle juste a cote prendre des gilets. Ce qui acheve de me rassurer, je sais ou la trouver maintenant. Et nous revoila en route pour le temple. C’est un peu isole en haut d’une colline. La vue sur les rizieres en bas est tres belle. Les decorations sont un peu excessives mais c’est un lieu tres frequente. Tik m’initie aux rudiments du rite bouddhique, j’allume deux petites bougies et une poignee de batons d’encens, puis me recueille successivement devant trois statues de personnages qui ne sont pas des bouddhas et plante a chaque fois trois de mes batonnets dans le pot devant elles, puis finalement pique chacun des deux sticks d’encens qu’il me reste dans deux coupelles de chaque c๔te de l’entree de la piece principale du temple. Nous flanons un peu, discutons avec dificulte, je la prends en photo dans des photos « a la japonnaise ». Rien de sexuel, bande de pervers, c’est comme ca que j’appelle les photos ou l’on se poste devant un monument ou une statue ou n’importe quoi en fait, pour etre fige avec dans une espece cri muet, un « j’etais la, j’y etais ». Pas mes plus belles images mais un souvenir de cette journee. Tik, me photographie egalement sur le meme mode puis me raccompagne a mon guesthouse et on se donne rendez-vous le soir.
Pendant les deux jours qui ont suivi, elle s’est souvent liberee pour pouvoir manger avec moi, voir un film ( Twilight en thai, on comprend rien mais ca donne pas envie de la voir en Francais ) ou m’emmener aux chutes d’eau de Kaeng Song, et dans un autre temple dont j’ai oublie le nom qu’elle m’a dit mais qui n’etait ecrit en lettres occidentales nulle part. Je me souviens notamment du jour des chutes de notre arret pour manger au Rain Forest ressort, au bord de la riviere en aval des chutes. Dans une petit jungle amenagee, il y avait des petites terrasses surelevees avec des nattes, une table basse et des coussins pour s’asseoir et juste a c๔te l’eau qui coulait entre les rocher et les arbres. Un endroit tres buccolique. Et que dire des chutes, pas impresionnantes certes mais avec ce petit pont suspendu et a peine quelques thai qui se reposaient et un qui se baigner en amont de la cascade.
A cote de cette rencontre, Phitsanulok, ne m’aura pas marquee, mes ballades dans la ville ne m’ont pour une fois pas amene a faire des photos interessantes si ce n’est quelques unes au marche mais ca devient recurent et cette ceremonie militaire ou d’abord discret, je me suis retrouve aux premieres loges avec la benediction des soldats qui se baissaient parfois carrement pour ne pas gacher mes photos. Ils semblaient fiers de montrer leur armee.
Vendeuse marche de Phisanulok

Armee
Soldat ajustant le kepi
Ce qui m’amuse c’est que le main meme avant de rencontrer Tik, j’ecrivais un article pour parler de mon enfermemet dans mon destin de touriste qui n’a que peu de contacts autres commerciaux avec les gens et voila que quelques heures apres ces lignes devenaient inutiles.
Plus de photos de Phitsanulok dans la galerie.

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