Harry Potter back in Bangkok

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Après des adieux dignes mais finalement émouvants pour moi aussi tant l’attachement de Tik pour ma petite personne était fort et les attentions qu’elle a eu pour moi la veille m’ont touché, me revoilà  en mode Luky Luke, cowboy solitaire. Cinq heures de bus climatisé et je retrouve le brouhaha de Bangkok. Je tente de changer de quartier, résolu à  ne pas me cantonner à  Sukhumvit et à  me rapprocher des temples. Je choisis donc une guesthouse dans le quartier chinois et demande à  un taxi de m’y emmener. Et pour la première fois depuis que je suis ici, un thaïlandais s’est foutu de moi. Après un beau détour pour allonger le prix affiché au compteur, il m’ a déposé assez loin de ma destination, prétextant qu’il ne pouvait pas aller jusqu’au boutà a cause du marché, m’indiquant que ce n’était qu’à  quelques mètres à  pieds. Leur unité de mesure des mètres ne doit pas être la même qu’en France alors. Le marché ne bloquait en aucun cas la circulation dans cette rue mais bon j’ai tiré ma valise jusqu’à  la pancarte de la guesthouse. Je dis pancarte et pas porte car pour trouver la porte, ca n’a pas été aussi vident qu’il n’y parait car la 238 Guesthouse est dans une arrière-cour invisible depuis la rue. Bref, m’y voila. L’accueil est assez froid et les tarifs indiqués dans la bible du touriste, j’ai nommé le Lonely Planet ont sensiblement augmenté. La chambre qu’ils me proposent pas si coquette que ca pour le prix. Et moi, c’est bête mais quand ca commence comme ca, j’aime bien revenir aux valeurs sà»res. Je saute dans un tuk-tuk direction le PB Hotel à  Sukhumvit qui pour 100 bahts de plus propose des chambres d’un bien meilleur standing. En plus c’est juste en face du Bumrungrad Hospital où je veux aller le lendemain pour mes rappels de vaccins.
Je pose donc ma valise dans cet hôtel dont je réalise que les lettres PB sont la pour Playboy mais rien a voir avec la Playboy Mansion, pas de cascade dans le jardin, ni de playmates nageant dedans avec Hugh Heffner en slip de bain. Juste des chambres bien décorées, bien équipées. Et direction le Nana Square où je me fais accueillir par un « Harry Potter » enjoué de Tah qui visiblement se souvient de son client assidu d’il y a trois semaines. Petit foot massage et halte au McDo en face. Commençant à  sentir à  nouveau ma digestion délicate, je repasse en mode « aan farang ». Et je dois dire que je n’ai jamais vu de Mc Donald’s aussi propre de ma vie. Le sol ne collait pas, la cuisine avait l’air neuve, elle brillait comme dans les pubs pour les produits d’entretien et mon hamburger a été préparé devant moi. Pour la somme de 109 bahts me voila avec le sempiternel cheeseburger deluxe avec grande frite et grand Coca.
Le lendemain matin, je traverse la rue et me retrouve à  l’hôpital qui est probablement pas représentatif des hôpitaux du pays tant celui-la est moderne et beau. Il y a un étage spécial pour accueillir les étrangers et les enregistrer. Et c’est digne d’un hall d’hôtel de standing avec des petits canapés et quelques arbustes pour la déco. On me crée un dossier, me prend en photo et me voila avec une carte de l’hôpital et un dossier chez eux. Départ pour le 15e étage où je suis très rapidement pris en main par une infirmière qui prend ma tension mais pas avec le brassard avec la pompe à  main, non avec une machine électronique tout automatique, ma température et me pèse. 5 minutes d’attente plus tard me voila en face d’un médecin qui parle parfaitement l’Anglais et fait un check-up rapide après les questions d’usage et ce bien que je vienne juste pour un rappel de vaccin. Puis une infirmière incroyablement délicate me fait mon injection. Je passe régler ( 33 euros ) au guichet des caisses et me revoilà  dehors. Je dois dire que le lieu donne une confiance incroyable. Tout est clean, ils ont visiblement les équipements derniers cris et probablement les meilleurs médecins du pays. Je crois que je serais plus en confiance ici que dans le meilleur hôpital français. D’autant que le Bumrungrad a une excellente réputation chez les étrangers. Parmi les américains que j’avais rencontrés avec mon pote amerloque de Sukhothaï, un couple parlait de cet hôpital de manière dithyrambique et expliquait qu’ils étaient mieux soignes qu’en Amérique et pour un prix raisonnable que leur assurance couvait a 100% trop contente de voir leurs soins couà»ter si peu cher.
Et comme c’est le week-end, l’après-midi, je décide d’aller voir le fameux Chatuchak week-end market. Je m’y rends en métro, j’ai l’habitude. Et je suis le flux des gens pour arriver dans une rue avec des marchands de chaque cote. « Pas si impressionnant que ca » me dis-je. Mais voila, a un moment je vois un passage qui s’ouvre sur le monde gigantesque du marché. Je n’en ai jamais vu de plus vaste. Il est découpé en quartiers, j’aurais pu dire coins mais c’est tellement grand que le mot quartier est approprié. Les vêtements, les fleurs et la vaisselle, les objets de décorations, la parfumerie ect… Et même la Remake America section qui propose de s’habiller comme un américain et le mot remake n’est pas de trop à  mon avis car je ne suis pas sà»r que ce ne soit pas que des contrefaçons. Et il y a foule. C’est visiblement un rendez-vous prise par les thaïs. C’est vrai qu’ils peuvent tout y trouver pour de petits prix. Et j’ai l’impression que d’aller au supermarché n’est pas encore tellement dans leurs habitudes. Les marchés sont très présents dans ce pays et très fréquentés. Je m’achète un drap de bain. Et oui, je pars maintenant vers le sud, la mer bleue turquoise et chaude, les plages de sable fins, les palmiers, les méduses, les requins, les courants dangereux… Non, j’exagère pas de méduse et tout le reste. Puis retour à  Sukhumvit où je passe devant le marchand de journaux qui propose des versions impressions couleurs de l’Equipe et du Figaro du jour ( ou de la veille, ca depend du moment de la journée ) puis a côté d’une vendeuse de T-Shirts qui dort, la tête délicatement posée sur sa marchandise. « Heureusement qu’elle ne vend pas des cactus » pense-je. Et me voila à  nouveau a mon hôtel après avoir refuse trois body massages en chemin. La routine bangkokienne, quoi !

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