Un touriste en voie d’extension

Share Button

Il y en a qui aiment se faire des extensions de cheveux, moi aujourd’hui, j’ai décide d’obtenir une extension de mon visa. Oui, j’ai réalise qu’il ne me reste que 28 jours sur mon autorisation de sejour actuelle et que j’ai mis plus d’un mois a faire le Nord donc j’aurais besoin d’au moins autant pour le Sud et ensuite je vais a l’Est avant de passer au Cambodge. Pour ne pas être pris de court, j’ai donc décide de rester a Bangkok un jour de plus et de m’en occuper.
Depart de l’hotel a 9h direction le métro et arrêt a la station Lumphini. De la, il est tres simple d’atteindre a pied, le bureau des services de l’immigration ( juste immigration, ici on ne parle pas d’intégration ou d’identité nationale ). J’y arrive et suis accueilli par un policier qui me montre une direction. Je suis son geste, entre dans le batiment et je dois dire que pour une fois je suis etonne car personne a l’accueil. Je tourne un peu sur moi-même et j’aperçois un panneau en Thai, Anglais et Chinois indiquant que le service a déménagé il y a deux mois avec un plan du quartier ou il a ete deplace et la nouvelle adresse. Au vu de la carte et de son échelle très rapprochée, je me dis que ce doit être dans le coin mais j’ai beau chercher sur mon plan, je ne trouve aucun repère me permettant de voir comment m’y rendre et personne a qui demander. Je finis par baisser les bras, griffonne l’adresse sur un papier et hèle un taxi. Il ne parle pas Anglais mais je lui montre ma grifouille. Il acquiesce de la tête et me dit juste « Highway ». Ok si ça va plus vite, prenons l’autoroute. Et me voila en voiture pour longtemps, assez longtemps pour me demander s’il sait vraiment ou je veux aller. Plus de 25 minutes dont vingt d’autoroute. Et vous savez quoi, il m’a bien dépose ou il fallait. Le bureau est maintenant a l’autre bout de la ville. Au beau milieu de nulle part. Accessible par aucun transport en commun si ce n’est peut-être un bus mais allez trouver un plan des bus de Bangkok. J’ai demande aux stations de métro, aux bureaux d’information des touristes, a mon hotel. Apparemment, ça n’existe pas. Bref, coà»t du trajet 225 bahts ( dont 45 de taxe d’autoroute ). Pour le même prix, j’aurais pu aller a Chiang Mai en train. C’est plus complique et plus cher d’aller a l’Immigration que de traverser le pays.
Le building est immense et moderne, c’est sur, il a de la gueule a cote de l’ancien mais pourquoi est-il si inaccessible ? J’entre, je remplis mon formulaire, obtiens un ticket avec mon numéro d’appel. Il est 11h20. Je m’assois avec les autres et me rends compte que malgré les difficultés pour se rendre ici, je ne suis pas tout seul mais alors vraiment pas ! Une petite pancarte annonce « Lunch break 12:00 – 13:00 ». Il y a plus de 40 personnes a passer avant moi. Autant dire que je suis sur de faire moi aussi ma pause dej ici. Effectivement a 12h54, la petite chaine qui barre l’entree du bureau des extensions de visa indiquant que c’est l’heure d’aller manger est mise en place. La ponctualité de l’administration, c’est universel ! Quand on dit que les Thailandais sont les rois de la copie, c’est vrai, ils ont meme reussi a copier nos administrations avec leurs horaires tout sauf pratiques, 8h30-12h et 13h-16h30, le guichet le plus demande déborde et celui a côté incroyablement désert avec une fonctionnaire qui compte les mouches, la paperasse, tout y est même le respect inconditionnel des horaires et la cadence pépère a laquelle les employés remplissent leur tache.
Pour manger, il y a tout ce qu’il faut, rien d’ecrit en Anglais mais sinon y a tout. C’est pas comme s’il y avait des etrangers suceptibles de venir ici. Un bureau pour leur délivrer des visas ou quelque chose dans le genre. Ce qui par contre est intelligent, c’est ce sous-sol avec tous ces magasins et ces food center car vu les temps d’attente, je suis sur qu’ils ont beaucoup de clients et comme entre 12h et 13h, tous les bureaux sont fermes, les gens n’ont pas d’autre choix que de manger la. Marketinguement parlant c’est génial !
Sur ma chaise, dans expectative, j’ai sympathise avec un Australien qui est visiblement habitue a tout ca. Enfin, il connaissait l’ancien service, ici, c’est plus beau mais l’organisation, notamment l’attribution des numéros et la remise des passeports sont plus chaotiques. Il me donne quelques conseils et des adresses notamment a Phnom Penh. Il médit sur les Français et leur très mauvais niveau d’Anglais façon de me complimenter sur ma maitrise de la langue de Shakespeare et m’explique qu’il est ici car écrit le scenario d’un film de science fiction. Son numéro de passage est sensiblement avant le mien. A 14h35, me voila deleste de 1900 bahts et avec la permission de rester jusqu’au 13 février dans le pays ( je devrai passer la St Valentin au Cambodge, tant pis ). Reste a retourner a la civilisation, rentrer a mon hôtel. Je n’ai pas tellement envie de dépenser encore 200 bahts dans une course en taxi et cherche un autre moyen de quitter ce nomans land. Comme il n’y a ici pas que le bureau de l’immigration mais plein de services administratifs a destination des thaïlandais, il y a forcement un moyen plus économique de s’échapper de la. J’aperçois un bus nommé Schuttle Bus. Je vois des thais monter dedans, je les imite. Il s’arrete quelques minutes plus tard. Tout le monde descend. Moi aussi. J’espérais me trouver a une station de skytrain mais non. Je fais le mouton de Panurge et continue de suivre le mouvement jusqu’à  un arrêt de bus. Et la, souci. Quel bus prendre parmi ceux qui passent ? Pas de panneau avec le plan des lignes et les inscriptions sur les véhicules sont en thaï exclusivement. Pratique…
Il s’arrête de temps en temps des vans avec des inscriptions en thaï également et certains de mes compagnons montent dedans. Je me recouds a opter pour cette solution et demande au suivant s’il va à  « Mo Chit », station de skytrain la plus proche ( enfin proche, façon de parler ). Il me réponds non de la tête. Je me dis qu’au pire, je peux monter dans un bus public et voir ou il m’emmène. à‡a me rapprochera surement. Un autre van approche. Lui va bien a Mo Chit. Youhou ! Je grimpe à  l’intérieur. Cout: 25 bahts. Ensuite un petit tour en métro et me voila a la maison, enfin a l’hôtel. Il est 16h45. Après 7 heures et 45 minutes dont a peine cinq minutes mises bout a bout devant un officiel du bureau d’Immigration, ça y est mission accomplie ! C’est plus qu’une aventure de faire prolonger son visa ici, c’est presque une quête ! Je n’ai pas encore trouve le pays qui a réussi a avoir une administration efficace et intelligente. Et ce ne sera pas ici non plus…